Articles

Entraide

Aidant aidé, malade bien portant, citoyen, migrant, Un jour je suis l'un un jour je suis l'autre. Une idée pour nous réunir, un mot à retenir : L'entraide, qui nous lie, et qui nous permet de faire partie de la grande famille des entre-aidants.

Quand le corps dit stop

Le corps n'écoute plus la tête. Il parle de lui même et se plaint avec ses maux. Le zona se montre à nouveau le dos se contracte les lombaires se bloquent. Les jambes n'avancent plus, le corps veut dormir alors que l'esprit lutte pour rester éveiller. La douleur me pousse au repli à la solitude. Mais je ne suis pas seul. Il y a Hélène mon amie médecin acupuncteur, qui m'écoute et qui écoute mon corps. Avec justesse et délicatesse elle plante ses aiguilles et le corps se détend et le corps va mieux. Avec des mots, les siens, les miens elle fait en sorte que le corps et l'esprit se relient d'une façon plus sereine et plus forte. Quel bonheur de pouvoir prendre ses bras le médecin qui te soigne par ses compétences et sa tendre amitié. Il y a  Brigitte,  qui a la pouvoir d'arrêter le feu et qui par la pensée fait ce qu'elle peut pour me soulager des douleurs du zona. Il y a Arnaud ce jeune qui travaille pour moi et qui avec sympathie fait ce que je ne ...

Soignants, malades

La maladie, la douleur peuvent nous mettre sur le chemin de la colère. Avoir le sentiment de ne pas être compris ou entendu, se sentir comme un objet que l'on manipule et perdre toute son humanité; sont des raisons qui peuvent nous amener à être sur le registre de la colère et l'agressivité. Le dialogue devient compliqué. Si de plus le soignant répond sur le même mode, il n'y a plus d'echanges possible. Pourtant ce dialogue,  entre malade et soignant est essentiel. Le soignant a besoin de connaître ce que vit le malade car les analyses et les examens ne diront pas tout. Ainsi il sera dans les meilleures conditions pour mettre en œuvre ses connaissances, ses compétences nous en faire profiter . Ce dialogue où chacun est à sa place et respecte l'autre, est je pense la meilleure façon pour réaliser un acte thérapeutique avec la plus grande efficience. La maladie est une histoire personnelle que le malade  raconte avec son corps avec ses mots et que le soignant do...

Médecins et malades

Avant d'être malade j'étais éducateur. Je sais qu'il n''est pas facile d'aider une personne en difficulté. C'est un métier. Les médecins ne sont pas formés aux relations humaines, ils font avec ce qu'ils sont, et dans certaines situations cela ne suffit pas.  Les malades ne sont toujours  faciles à aborder car transformés par la maladie. Ce qu'ils ont à entendre,  n'est pas non plus facile à recevoir. Ils ont de plus besoin d'être écouté. Les malades n'ont pas choisi  pas d'être malades . Les médecins  ont fait le   choix de leur métier.   Avec de la formation,  du temps  et des moyens je suis certain que la grande majorité d'entre eux pourraient être à la hauteur de ce défi relationnel entre le malade et son docteur.

Essai clinique, point sur une courbe

Il y a quelques semaines j'ai j'assisté à une conférence sur l'actualité  des  essais cliniques pour les malades du Myélome Multiple . Le médecin présentait sa démarche sous forme de chiffres et de courbes. En exposant ces résultats il a parlé d'un décès .J'écoutais le médecin et je voyais le visage de la personne décédée. je lui redonnais, son nom son prénom je voyais son visage ,je me souvenais  des mots échangés. Il a cessé alors d'être un élément statistique. Derrière chaque point derrière chaque donnée de ces tableaux de résultats, il y a un homme une femme pour qui le traitement   fonctionne plus ou moins bien, un être humain avec son histoire,  avec sa famille ses amis. Nous avons besoin de  médecins de  savants qui se passionnent de leurs recherches sur notre maladie. Ils construisent, des théories proposent des essais, modifient les paramètres et obtiennent de meilleures réponses de beaux graphiques . Derrière chacune de ces données, ...

Ma vie d'avant

Avant  je travaillais comme un fou,  passionné par mon métier Avant je me voyais à 80 ans et plus Avant je n'étais déjà pas sportif, mais  j'avais suffisamment de résistance et de force Avant je mesurais 1,92 m et j'avais un poids à 3 chiffres Avant j'avançais sans  avoir pleinement conscience de la fragilité de la vie. C'était Ma vie d'avant le cancer. Aujourd'hui comme hier j'ai  bon appétit Aujourd'hui j'ai perdu 2 centimètres mais aucun kilo Aujourd'hui comme hier j'aime rire. Aujourd'hui Il me faut adopter le mode économie, chaque effort nécessite anticipation et récupération. Aujourd'hui je vis avec la douleur, et la présence de la maladie et le rythme des rendez vous de contrôle et de surveillance Aujourd'hui comme hier j'ai un amour une famille des amis, toujours là et encore plus chaque jour. Aujourd'hui je ne suis plus le même, Il me faut faire des siestes, j'ai besoin d'un siège confor...

Mélancolie

Parfois c'est la mélancolie qui gagne La fatigue m'envahit et absorbe mon énergie. L'envie s'efface, le corps ralentit, la douleur s'installe en musique de fond. Les forces  manquent, chaque geste demande une volonté qui a dû mal à s'imposer. Je me laisse guider par ce que j'ai perdu, j'oublie ce que j'ai gagné. Le manque est plus fort que la croyance  en demain. Quand le repos apporte enfin l'apaisement il me faut retourner vers les autres. M'oublier et m'émerveiller  de la vie en donnant en recevant. L'espoir renaît à chaque fois du partage.