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Vendredi 27 Novembre 2015

Quoi de neuf docteur ? Je suis malade ? C’est grave docteur ? Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas facile d’en parler. Il faut d'abord trouver un médecin disponible. Ensuite Il y a les mots que dit le médecin que je ne comprends pas ou que je ne veux pas entendre. Après il y a ce que j’en dis à mon entourage  et ce qu’il en comprend ou ce qu’il veut attendre. Au bout du compte ce n’est pas simple de suivre. Reprenons les choses calmement, je suis malade, on m’explique avec précision en répétant plusieurs fois les choses et avec un peu de bonne volonté et des mots justes  j’intègre le message car je ne suis pas si bête. Ensuite les mots simplement font leur travail, je dis ce que je vis parce que cela me fait du bien tout en faisant attention à mon tour sur la manière dont les personnes qui m’écoutent les reçoivent. Les mots contre les maux Infirmières libérées Aujourd’hui  quand tu te fais opérer, tu rentres très vite chez toi. Ma...

Jeudi 26 Novembre 2015

Mon améli Amis lecteurs vous êtes au courant de mon parcours un peu tordu au sein de la grande tour. Il faut que je vous parle de mes échanges récents avec la Sécu. Après plus de 15 jours au CHU dont la moitié des jours à ne rien faire (pour 1000 euros par jour), au moment même où j’apprends que pour la deuxième fois mon intervention est reportée, je reçois un mail du secrétariat de mon employeur. La missive m’indique que je ne serai pas payé de deux jours d’indemnités journalières car je n’avais pas envoyé mon arrêt de travail  du début de cette aventure. J’avoue que je me suis un peu bêtement  mis en colère,  car malgré un emploi du temps chargé, et un « léger stress » les démarches administratives avaient été faites en heure et en temps. Comme je suis de mon temps, plutôt que de tenter de parler à une personne, j’ai écrit à madame Améli de la sécu. Je lui ai dit toute ma colère et mon désaccord  face au comportement de ce service sensé me protég...

Mardi 24 Novembre 2015

Je fais mon malin... Avec mon blog je fais le malin, le costaud qui résiste au monstre CHU et à la maladie. Il est grand temps de dire une vérité, la vérité première : Je ne suis pas seul. Je ne suis jamais seul. Une multitude de signes de quelques secondes à plusieurs heures et sous toutes les formes me sont tombés dessus : Des appels,  des messages vocaux, des SMS, des messages Facebook, sur mon mur, des messages Skype video ou des tchats  des mails  des gmails. Et j’en oublie. Mon téléphone tout neuf  rose ou orange (je rappelle qu’il est daltonien) a eu besoin d’utiliser toutes ses capacités pour bien gérer cela. Pour les signes, chacun à ses canaux et ses habitudes. Il m’a fallu être vigilant pour oublier le moins possible de réponses et sur le bon support afin d’enrichir une multitude de dialogues porteurs d’encouragements et de tendresse. Deux exceptions dans ce monde numérique, un colis de Sylvie et une lettre du vieux blagueur Guy. Et puis...

Lundi 23 Novembre 2015

Dépendance et humour Quand on est jeune éducateur, il nous arrive de penser qu’une mise en situation nous permettra de mieux comprendre et même de « nous mettre à la place de la personne handicapée ». Se déplacer en fauteuil, pour être paraplégique ou se bander les yeux pour se croire aveugle. Je me souviens comment  il y a près de 30 ans  un jeune étudiant éducateur aveugle avait remis à leur place de valides ses camarades de promo en remettant en cause le bien-fondé de ces mises en situation.   La semaine dernière à l’hôpital j’ai pu vivre la dépendance dans la réalité de ce qu’elle représente avec pour autant  la chance et la certitude qu’elle n’était que temporaire. Je me suis fait laver par un jeune homme, je me suis fait habiller par une jeune femme. J’ai été bougé pour que les deux agents puissent faire le lit. J’ai bu seul grâce à la paille proposée. J’ai utilisé l’urinal tendu. J’ai fait mes premiers pas avec le soutien très physique et...

Dimanche 22 Novembre 2015

Au pied de l'échelle - Bonjour c’est l’infirmière - Comment ça va aujourd’hui - Pas de fourmillement dans les membres - Vous êtes allés à la selle - Avez-vous mal quelque part - La douleur sur échelle de 1 à 10 vous la mettez ou ? Et c’est à ce moment-là que le patient se sent mal. Car le voilà au pied de l’échelle en train de mesurer sa douleur. 10 c’est facile, la douleur est tellement insupportable que l’on ne sait plus où on a mal. Tu atteins le palier 10 quand tu as détruit la sonnette d’appel à force d’appuyer dessus 1 tout aussi facile. La douleur est au premier niveau, qui n’est pas zéro d’ailleurs,  c’est quand tu demandes ce que tu fais là à écouter tous les jours la même question idiote de l’infirmière, alors que tu serais tellement mieux chez toi avec des amis autour d’un bon repas. Mais quand il s’agit des paliers intermédiaires, se situer devient une tache beaucoup plus complexe pour le patient douloureux. J’ai mal un peu c’est très support...

Samedi 21 Novembre 2015

L'ambulance Quand tu sors de l’hôpital de neurochirurgie tu te dois de rentrer en ambulance pour éviter les vibrations et trépidations de la route. Une ambulance est venue me chercher, des supers ambulanciers et je m'y connais en  ambulancier. Une belle ambulance toute neuve des hommes compétents et humains, tout se présentait pour le mieux. Oui mais voilà le brancard de cette ambulance mesure au plus  180 cm de long et  50 cm de large. Alors quand le patient voyageur a comme dimension plus d'1,92 m pour 105 kilos, et qu'il est encombré dans le dos de tiges et de vis de titane, la situation se trouve un peu compliquée. La solution la plus sage est la position sur le côté (qui m'avait été offerte depuis 24 heures). Les genoux fléchis je n'atteins pas les 1,80 m, par contre c'est certain je déborde davantage. L’avantage de la sortie en ambulance c'est le que brancard n'est pas obligé de passer par le bureau des sorties (le même que celui des admissi...

Vendredi 20 novembre 2015

Départ du CHU ou la rencontre de l'exception    J'ai dans ce blog dit le plus souvent beaucoup de bien du personnel. Pour mon départ je n'ai pas eu de chance, l'infirmière  de  service est quelqu'un qui sans doute connait bien ses gestes techniques mais exprime à chaque instant qu'elle a trop de travail et qu'elle n'arrive pas à bien faire les choses. A chaque fois c'est comme si le CHU allait s'écrouler avant la fin de 7h40 de travail. Une fabuleuse machine à distiller des ondes négatives. Donc en ce jour de départ je vois l'infirmière vers 8h45  à la distribution des médicaments, forcément en retard et forcément débordée. Les médicaments et les constantes expédiées, une remarque négative sur la prescription faite par la jeune interne la veille. 10 heures toujours personne en vue, j'abuse de la sonnette pour appeler à l'aide pour la toilette. 10 minutes plus tard, personne en vue, je décide de me prendre en charge. Et me voilà ...